Ascent Spirit, un jeu à l'ascension de la réalité virtuelle

Publié le 10 novembre 2016 Mis à jour le 28 juin 2017

Ebim. C’est le nom « percutant » du premier studio de jeux vidéo accueilli au sein de l’incubateur de l’École nationale du jeu et des médias interactifs numériques (Enjmin) du Cnam. Créée par trois anciens diplômés du master jeux et médias interactifs numériques, la start-up s’apprête à lancer son premier-né, Ascent Spirit. Une sortie à suivre de près puisque selon les expert.e.s, c’est sur la scène indépendante que l’on trouve maintenant le plus grand nombre de jeux innovants !

© Ebim studio

© Ebim studio

Armé de deux piolets improvisés, vous voilà prêt à gravir le Kawagarbo, l’une des montagnes sacrées du bouddhisme, au coeur de l’Himalaya. Votre mission : récupérer votre montgolfière, accrochée à l’un des pics de son sommet à la suite d’une tempête. Nous sommes dans les années 1940, vous êtes un légionnaire français en provenance d’Hanoï, et cette escalade sur la glace est votre seule chance de survie…

Un décor empreint de réalisme

Au-delà de ce scénario ciselé, la grande originalité d’Ascent Spirit réside dans son mode de jeu. Coiffé d’un casque de réalité virtuelle, le joueur est en effet immergé dans un univers à 360 degrés. « On donne au joueur la possibilité de découvrir un lieu sacré et interdit. Pour dessiner le décor, nous avons fait des recherches sur la topographie de la région. Nous nous sommes inspirés des cartes de la Nasa en Open data. Et nous avons visionné des vidéos pour recréer au mieux l’ambiance de la montagne. Par souci de réalisme, nous avons même prêté attention à la respiration du personnage, calée sur l’effort physique fourni, et visible grâce à la buée qui sort de sa bouche ! Néanmoins, la paroi que l’on gravit n’a rien à voir avec la réalité. Elle sert uniquement le jeu », expose Vincent Pellarrey, directeur de production et co-fondateur du studio Ebim. À l’origine d’Ascent Spirit se trouve un projet collectif de fin d’études réalisé dans le cadre du master de l’Enjmin. « Nous étions une dizaine de participants de toutes les disciplines de l’école. Une fois diplômés, avec Ulysse Pignard et Alexandre Sauderais, nous avons décidé de poursuivre ce projet et de l’adapter. » C’est ainsi qu’en décembre 2014, le studio Ebim vit le jour et que les trois complices furent les premiers à prendre leur quartier dans le giron de l’incubateur All4One où ils bénéficièrent d’un accompagnement (hébergement, prêt de matériel, séances de coaching...) propre à soutenir leur développement.

Réalité virtuelle, un domaine naissant à saisir

Près de deux ans plus tard, ils s’apprêtent à sortir leur premier opus de jeu en réalité virtuelle. « C’est un domaine naissant, encore en phase exploratoire. Le marché n’est donc pas encore stabilisé. C’est le meilleur moment pour s’y engouffrer. Pour l’instant, nous sommes presque à égalité avec les grands groupes. C’est exaltant ! », assure Vincent Pellarrey. Au fil des tests, le jeu a déjà rencontré un certain succès auprès des aficionados. Mais pas que… puisque leur création a été repérée par un laboratoire de recherche et pourrait, par exemple, faire l’objet d’une utilisation pour le traitement du vertige.

Commercialisation début 2017

Lancé de manière anticipée d’ici quelques jours, le jeu devrait véritablement être commercialisé dans les premiers mois de 2017. « Cette première sortie est nécessaire pour obtenir tous les retours possibles en matière de bugs, mentionne Vincent Pellarrey. Nous souhaitons montrer notre savoir-faire et gagner la confiance du milieu professionnel avec ce jeu. » Leur volonté est aussi d’être compatible avec l’ensemble des casques de réalité virtuelle présents sur le marché. En d’autres termes, c’est une nouvelle étape qu’ils s’apprêtent à franchir : la présentation de leur jeu tous azimuts et la participation à des concours afin d’obtenir la reconnaissance la plus large. On leur souhaite une belle ascension. Et, n’attendez pas : coiffez dès à présent votre casque de réalité virtuelle pour affronter le blizzard himalayen !

Aurélie Verneau 


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