Révéler la force de l’entrepreneur•e

Publié le 6 avril 2017 Mis à jour le 12 septembre 2017

Avec près de 800 inscrit·e·s pour sa deuxième session ouverte en novembre, le projet Jedi Millenium du Cnam a battu son plein. Rien d’étonnant quand on sait que ce dispositif de sensibilisation à l’entrepreneuriat, reposant sur une pédagogie innovante et interactive, est l’un des lauréats d’un programme étatique d’investissements d’avenir.

« Avant cette formation, je ne connaissais pas grand-chose à l’entrepreneuriat. Et je ne pensais pas qu’il s’agissait d’une solution envisageable pour moi », confie Élodie Hazotte, auditrice en master marketing au Cnam à Nancy. Après avoir suivi la première session du programme Jedi Millenium en 2015/2016, elle caresse aujourd’hui l’idée de devenir entrepreneure. Preuve que le dispositif porte ses fruits puisque combattre les réticences à l’envie d’entreprendre en éclairant cette pratique est justement l’une des raisons d’être de Jedi Millenium. Le défi est d’importance : en France, près de six millions de personnes envisageraient cette solution, mais seules 300 000 se sont effectivement lancées dans l’aventure.

Si le clin d’œil à une célèbre saga galactique ne vous a pas échappé, l’acronyme Jedi signifie ici « jeunes entrepreneurs et développeurs d’innovation ». Jeunes à n’en pas douter puis que ce programme s’adresse aux auditeur·rice·s du Conservatoire âgé·e·s de 30 ans et moins. « Nous avons répondu à un appel à projets émanant du ministère de l’Éducation nationale, dont nous avons été lauréats avec 17 autres. Le dispositif est ainsi financé au titre du programme d’investissements d’avenir "Culture de l’innovation et de l’entrepreneuriat", et porté par Cnam entrepreneur(s) », précise Aurélien Ferry, à la manœuvre de Jedi Millenium au niveau national, avec le professeur Mohamed Bayad.

Une formation en deux temps

La formation se déroule en deux temps : un parcours d’exploration mené sous forme de Spoc (Small Private Online Course), c’est-à-dire une formation en ligne associée à des ateliers physiques de débriefing et de partage ; éventuellement complété par le module « Émergence entrepreneuriale ». « On tente de casser le mythe de l’entrepreneur qui crée seul, en montrant la réalité », analyse Maria Henner Maroko, cheffe de projet sur ce programme en région Grand Est. Si le but du Spoc est d’enclencher la réflexion chez les jeunes auditeur·rice·s, le module s’adresse quant à lui à celles et ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure. « Le candidat va devoir transformer son envie d’entreprendre en idée et la soumettre au groupe afin de la tester. Pour l’aider, il rencontrera des acteurs économiques et des institutionnels », expose Aurélien Ferry.

Des étudiant·e·s de tout profil

Pour s’adapter à cette génération très connectée, les développeurs du programme ont misé sur une pédagogie interactive. Forum de discussion, pages collaboratives (134 personnes y ont déjà contribué), visioconférences, quiz, ateliers ou rencontres en petits groupes, tout est fait pour stimuler la participation de ces élèves. Ceux qui s’imaginent un groupe homogène se trompent : les étudiant·e·s sont de tout niveau et profil, préparant au Cnam des licences professionnelles ou encore des titres d’ingénieur, dans des filières variées, comme le commerce-marketing, le tourisme, la santé ou les ressources humaines. « L’expérience de l’entrepreneuriat ne va pas de soi », confie Audrey Couillard, qui a créé son entreprise voici huit ans et intervient dans le cadre de Jedi Millenium. « Je suis convaincue du potentiel des étudiants. L’atelier que j’anime est un lieu de réflexion qui les aide à faire mûrir leur idée. Les jeunes apprécient ce programme.» En phase d’expérimentation jusqu’en 2018, Jedi Millenium a pour l’instant pris ses quartiers dans quatre centres du Conservatoire en région : la Bretagne (pour la première session), le Centre – Val de Loire, le Grand Est et les Pays de la Loire (pour la deuxième session). « Notre objectif est de comptabiliser au moins 2000 auditeurs sur trois ans », révèle Aurélien Ferry. Un objectif qui devrait bientôt être atteint si on observe les 1 125 personnes qui ont intégré l’une des deux premières promotions de la formation. L’ambition est claire : généraliser le dispositif à l’ensemble du réseau Cnam.

Aurélie Verneau
Rédactrice au sein de la direction de la communication du Cnam


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