"Je cherchais un apprentissage transdisciplinaire de la recherche"

Interview de Sarah, diplômée du Cnam

Publié le 23 novembre 2016 Mis à jour le 6 mars 2017

Sarah, diplômée du master 2 Gestion des ressources humaines et sociologie, nous offre son témoignage sur sa formation.

Pouvez-vous nous décrire brièvement votre parcours de formation et professionnel ?

Ce sont mes centres d'intérêt et ma curiosité pour les faits sociaux qui ont d'abord guidé mes choix de formation. J'ai étudié les sciences humaines et sociales (SHS) en recherchant des parcours transversaux avec une ouverture sur l'international : une licence sciences économiques et sociales mention relations internationales, un master 1 économie-sociologie à Paris 1 et enfin le master 2 SHS parcours gestion des ressources humaines (GRH) et sociologie du Cnam.

Depuis, au fil de mes expériences, j’ai construit une identité professionnelle que je conçois comme étant évolutive. Je redéfinis ma posture avec un souci constant d'éthique, d'adaptation et de qualité. Des besoins en nouvelles compétences ont émergé de mes pratiques, et m'ont conduit à me former récemment au coaching professionnel dans un parcours certifiant, ainsi qu'à l'intervention systémique en organisations avec une posture thérapeutique. J'envisage de préparer un master en psychologie afin d'accéder à des formations spécialisées sur les neurosciences.

Pourquoi avoir choisi le master GRH et sociologie du Cnam ?

Je me suis inscrite à ce master car, après une année de césure en tant que chargée d'études à l'Inserm, j'étais attirée par le métier de consultante en organisations. Je recherchais :
• un apprentissage transdisciplinaire de la recherche avec un positionnement de recherche-action,
• une approche systémique des organisations au contraire des écoles de commerce qui, de mon point de vue, me proposaient une vision "éclatée" et souvent normative des organisations. Apprendre à comprendre les organisations en faisant dialoguer les sciences de gestion et les autres sciences humaines et sociales, c'était pour moi la garantie d'une approche globale, éthique et empirique du diagnostic organisationnel et du développement des ressources humaines.
La co-direction de ce diplôme, les noms et parcours des enseignants-chercheurs du Cnam ont également attiré mon attention.

Quels bénéfices professionnels (et personnels s'ils existent !) en avez-vous tiré ?

À la sortie de ce master, je savais conduire un diagnostic organisationnel avec une approche systémique. J'avais acquis une méthodologie efficace de la recherche-action et les réflexes utiles à la poursuite de mon auto-formation théorique. Enfin, le stage m'avait permis d'affiner mon projet professionnel. L'apprentissage personnel qui m'a sans doute le plus marquée, c'est le déclic activé par une discussion lors d'une conférence de Marie-Anne Dujarier. Dans les souvenirs que j'en garde, nous avons collectivement appris les différences fondamentales entre, d'une part, se présenter comme "un consultant-expert", et, d'autre part, "être un consultant-médiateur".

Je suis sortie non seulement diplômée d'une grande institution, mais surtout au clair avec la posture professionnelle que je souhaitais incarner. Avec ce diplôme, je reste alignée avec l'éthique que je recherchais dans ma pratique : une pratique que je qualifie aujourd'hui non plus de conseil, mais de facilitation du changement en organisations.


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