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Quand le Cnam forme les sportives et sportifs de haut niveau

Publié le 20 octobre 2017 Mis à jour le 20 octobre 2017

En 2013, le Cnam nouait un partenariat avec l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep). Depuis lors, les sportifs et sportives accueilli·e·s dans ce centre d’excellence suivent les cours de leur choix au Conservatoire, tout en y bénéficiant d’un accompagnement individualisé et d’horaires aménagés.

Étienne Germond est l’un des quelque 700 sportif·ve·s de haut niveau que compte l’Insep. À 28 ans, il continue d’y suivre ses entraînements en tir à la carabine en parallèle de sa vie professionnelle, sept ans après avoir franchi le seuil de l’Institut. Entre temps, il est devenu quintuple champion de France, double champion du monde universitaire, double vice-champion d’Europe par équipe et... auditeur du Cnam. « Je pratique ma discipline depuis 18 ans, dont 10 ans en équipe de France. Malheureusement c’est un sport olympique assez peu médiatique. J’ai donc naturellement fait le choix d’un parcours étudiant pour assurer ma reconversion. Mon objectif était de travailler dans le marketing digital. C’est pourquoi après un master généraliste en marketing international à l’école de commerce ESCE, je me suis tourné vers le Cnam pour me spécialiser », relate-t-il.

Au Conservatoire, il suit notamment l’unité d’enseignement Marketing et réseaux sociaux, et acquiert des connaissances dans la publicité appliquée au web. Des cours qui lui permettent de crédibiliser son profil auprès de ses futurs employeurs, tout en poursuivant son intense carrière sportive. Car à cette époque, ses entraînements l’accaparent jusqu’à 25h chaque semaine. Sans compter les compétitions le week-end. Pour lui permettre de conjuguer formation étudiante et pratique du tir, le Cnam lui propose des aménagements dans le suivi de ses cours et examens, ainsi qu’un accompagnement individualisé : « Je possédais un point de contact privilégié qui facilitait mes échanges avec les enseignants, mes démarches administratives et le rendu des devoirs qui n’étaient pas toujours compatibles avec mes compétitions… », se souvient-il, non sans porter au crédit de sa formation une partie de sa réussite professionnelle, lui qui est aujourd’hui responsable d’équipe en achat média sur les moteurs de recherche et les réseaux sociaux au sein d’une agence digital.

Préparer la sortie du monde du sport

Ces aménagements sont rendus possibles grâce au partenariat signé en octobre 2013 entre le Cnam et l’Insep, afin de soutenir le « double projet » de ces athlètes. « Notre mission à l’Insep est d’accompagner les sportifs de haut niveau, dans leur projet de reconversion professionnel. Nous cherchons à assurer à la fois leur excellence sportive et leur réussite scolaire, universitaire et professionnelle, de façon à préparer "l’après", en d’autres termes, la sortie du monde du sport », souligne Armelle Guérineau, co-responsable de l’accompagnement et du suivi individualisé des sportives et sportifs en études extérieures. Depuis plusieurs années, elle est à la manœuvre pour développer les conventions avec les institutions de formation en Île-de-France. Elle est ainsi à l’origine du partenariat noué avec le Cnam Paris : « C’est un établissement qui propose des modalités d’enseignements adaptées à notre public. Les élèves peuvent moduler les formations en fonction de leur emploi du temps, capitaliser les UE. Les intervenants y sont de qualité, souvent à l’écoute de ces élèves un peu particuliers. »

Cours en présentiel, à distance ou en hybride

Dans le sillage d’Étienne Germond, la judoka Anne-Fatoumata M’Bairo a privilégié une formule hybride alliant cours à distance (foad) et en présentiel. Un choix couronné de succès, puisqu’en août 2017, elle a décroché deux médailles de bronze à l’Universiade de Taipei, dans la foulée de son certificat professionnel Assistante administrative au Cnam. « Après un baccalauréat secrétariat, j’ai souhaité rester dans ce domaine. Alors, j’ai choisi le Cnam qui m’offrait la possibilité de suivre des cours du soir et donc d’allier plus facilement sport et études », indique la jeune femme de 24 ans.

À l’instar d’Étienne et d’Anne-Fatoumata, deux à sept sportif·ve·s optent chaque semestre pour une formation au Conservatoire. Afin de continuer à flirter avec la victoire en toute quiétude.

L'Insep en chiffres

  • 810 sportifs et sportives de haut niveau
  • 26 pôles France
  • 28 hectares
  • 150 entraineurs et entraîneuses nationaux.ales
  • 50% des médaillé·e·s des Jeux olympiques et paralympiques de Rio en 2016.

L'insep vu par Étienne Germond :

« Un centre d’entraînement d’excellence où tout est organisé afin que l’athlète de haut niveau puisse se concentrer sur sa pratique sportive. Toute sa vie annexe est y facilitée. C’est une finalité pour tout grand sportif. Y entrer était pour moi, une étape indispensable pour atteindre l’excellence. »


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